Grandir ensemble

7 février 2013

Flocon, le petit lapin des neiges, Marcus Pfister

Publié par zamah dans Contes et histoires

Comme Flocon, nous avons hâte que la neige fonde et que le printemps arrive…

Flocon, le petit lapin des neiges, Marcus Pfister dans Contes et histoires flocon-109x150

« Debout, Flocon! » Maman Lapin pousse doucement son petit pour le réveiller. Flocon entrouvre les yeux et s’étire. Le soleil accroche la pointe de son oreille. « Je dois encore faire ma toilette, Maman? »

« Pourquoi me demandes-tu la même chose tous les matins, Flocon? Si tu veux que ta fourrure reste blanche, tu dois la nettoyer. Allez Hop! Après tu pourras aller jouer. »

Flocon lèche ses pattes et lisse sa fourrure. En un clin d’oeil, le voilà prêt. A grands bonds joyeux, il va trouver son ami Coton. Mais celui-ci dort comme une marmotte, à l’abri sous son buisson. Flocon lui chatouille le nez et lui tiraille les oreilles, mais rien n’y fait. Alors il décide de le tirer hors de son creux douillet.

« Mais qu’est-ce qui se passe? » demande Coton, tout grognon, en voyant rouler Flocon dans la neige. Et déjà, c’est la course à travers champs avec des sauts et cabrioles.

Les deux lapereaux jouent comme deux petits fous dans la lumière du matin. Un hérisson, en entendant tout ce remue-ménage sort le museau hors de son trou. Mais pour lui, c’est encore bien trop tôt, il doit dormir au moins un mois encore.

Tous ces jeux ont ouvert l’appétit de Flocon.  » Maman, qu’est-ce qu’il y a à manger? J’ai faim. » « Alors viens donc avec moi, Flocon. Nous allons chercher ensemble quelque chose de bon. » « Ah non! Moi je veux rester ici pour jouer avec Coton. » « Tu pourras jouer avec lui demain. Allez, hop! Allons-y. »

Et Flocon gambade derrière Maman Lapin.

 » Maman, attends-moi, j’ai les pattes gelées. La neige est tellement froide. » « Pas tant que ça. Regarde comme elle brille au soleil. Allez viens. » « Pourquoi est-ce qu’il y a de la neige partout, Maman? » « Pour que les herbes et les plantes se reposent. » « Et pourquoi ça, elles n’ont même pas à courir pour chercher à manger, elles. Moi aussi, je voudrais me reposer. » Flocon s’allonge de tout son long dans la neige. Tout à coup, Maman regarde avec frayeur dans le ciel. Un faucon!

« Cours, Flocon, cours jusqu’au bois. Cache-toi sous un buisson! » Flocon court de toute la vitesse de ses petites pattes et Maman fait des crochets pour dérouter le faucon.

« On l’a échappé belle », dit Maman, le cœur battant quand elle vient rejoindre son petit. « C’était un lapin volant, Maman? » « C’était un faucon, Flocon, et les faucons viennent chercher les petits lapins pour les manger. » « C’est vrai? Comme nous mangeons les mûres ou les myrtilles? » « Oui, Flocon. Et c’est pour ça que tu dois apprendre à faire des crochets, pour échapper au faucon et au renard. »

Flocon court derrière Maman et cherche à l’imiter. Mais il culbute dans la neige et se décourage très vite. « je n’y arrive pas et je n’ai pas envie. Je lui dirai, moi, au faucon, qu’il ne peut pas m’enlever comme on cueille un fruit sur une branche. »

Lapin et lapereau reprennent leurs recherches. Flocon est soudain tout excité. « Maman, il y a un arbre qui marche. Là, derrière moi, il a quatre pattes! » « C’est un cerf, pas un arbre », dit Maman. « Il a aussi des feuilles qui poussent sur ses branches, au printemps? » « Non, Flocon, parce que ce ne sont pas de vraies branches. Ce sont ses cornes et on les appelle des bois. » « A quoi ça lui sert, ces bois? » « A se défendre. Et quand il a faim… » « Moi aussi, j’ai faim », dit Flocon. « Quand il a faim, il creuse la terre avec. »

« Viens voir, Flocon. J’ai trouvé des écorces délicieuses. » « Tu trouves ça bon, toi? Moi, je voudrais des mûres ou des fraises. » « Oui, mais ce n’est pas encore la saison. Il faut attendre la fonte des neiges. »

Rassasiées, les deux lapins reprennent le chemin du terrier. « C’est encore loin, Maman? Je n’en peux plus. Tu me portes un peu? Je suis tellement fatigué. » « On est presque arrivés, Flocon. Tu vas pouvoir te coucher et dormir jusqu’à demain. »

Comme on est bien, au chaud et à l’abri dans le terrier. « Dis, Maman, quand est-ce qu’elle va fondre, la neige? » « Au printemps, quand le soleil sera plus chaud. Les bourgeons s’ouvriront et dans les champs… » Mais Flocon dort déjà profondément et rêve de délicieux fruits juteux.

Marcus Pfister

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